L'enseignement de l'EPS dans les lycées et lp

Dernière mise à jour le 2 avril 2014

Déclaration du SNEP FSU au CTA du 28 mars 2014
Madame le Recteur,
Vous avez pris la décision de supprimer les moyens fléchés pour les sections sportives scolaires à la rentrée de septembre 2014.
Cette décision, qui n’a jamais été officialisée dans une instance réglementaire, va entrainer la disparition à très court terme de la quasi-totalité des sections.
Déjà, les premiers effets apparaissent :

  1. Tension dans les établissements pour se répartir les quelques heures restantes après avoir garanti les horaires obligatoires entre les disciplines et les personnels.
  2. Diminution drastique des moyens pour certains collègues qui réduisent à néant le travail accompli depuis de très nombreuses années
  3. Abandon par des enseignants d’EPS de la section au vu des moyens attribués et du peu de considération que l’administration les considère.

Vous devez savoir également, Madame le Recteur, que les élèves et leurs parents qui participent à ses sections sont abasourdis par cette décision qui détruit un lien entre les différentes cohortes d’élèves et nie les résultats pédagogiques et éducatifs. Il vous interpelle pour comprendre pourquoi vous voulez  supprimer ce qui est constructif et épanouissant pour leurs enfants.
Vous devez savoir également que le travail effectué dans ces sections pour permettre à des élèves d’atteindre le plus haut niveau sportif comme le précise la circulaire nationale n°2011-099 du 29/9/2011 sera impossible dorénavant.
Le Ministre a été contacté ; il vous demande d’apporter un soin tout particulier à l’étude de cette situation.
Il n’y a qu’une décision à prendre :
Le rétablissement des moyens fléchés pour les sections sportives scolaires.
Je vous rappelle, Madame le Recteur, que le coût de cette opération est d’environ 90 HSA.

Vœu :
Le CTA réunit le 28 mars 2014 demande le rétablissement des heures fléchées pour les sections sportives scolaires de l’académie de Rouen dès la rentrée 2014.
POUR : 10   (FSU, FO, UNSA, CGT)
Contre : 0
Abstention : 0

 

Comité Technique Académique
Déclaration de la FSU
Rouen, 20 janvier 2014

pour lire la declaration, cliquez ICI

CTA du 17 / 01/ 2013
Les vœux suivants ont été votés.
Vœu 1 : conditions de rentrée 2013
Le CTA estime que les moyens alloués à l’académie à la rentrée 2013 sont insuffisants pour s’attaquer réellement à l’échec scolaire.
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 NPPV [Ne Prend pas Part au Vote] (UNSA)
Vœu 2 : loi d’orientation
Le CTA de Rouen déplore que la loi d’orientation pour l’école confirme le manque d’ambition en structurant le collège par le socle. Il juge inacceptable la création d’un cycle artificiel CM2-6ème qui entérine la scission du second degré en créant d’un côté des écoles du socle pour la scolarité obligatoire et de l’autre un cycle « bac – 3 / bac + 3 ».
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 contre (UNSA)
Vœu 3 : contractualisation
Le CTA de Rouen conteste la poursuite de la logique de contractualisation des lois Fillon par la loi Peillon, qui oblige les établissements à endosser la responsabilité des objectifs non atteints et installe la mise en concurrence des établissements.
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 NPPV (UNSA)
Vœu 4 : situation des professeurs stagiaires
Le CTA demande :
 l’abandon de l’exigence du CLES 2 et du C2I2E, difficiles à obtenir et contestables dans leur utilité ;
 l’arrêt de la Formation A Distance, qui accroît encore la charge de travail ;
 une remise à plat de la formation transversale, toujours aussi éloignée des besoins des stagiaires malgré les résultats sans appel du questionnaire réalisé l’an dernier à ce sujet par le rectorat lui-même ;
 une réelle formation pour les tuteurs et la possibilité donnée aux stagiaires d’en changer en cas de difficulté ;
 l’arrêt des pressions : les stagiaires ont besoin d’être conseillés et accompagnés, et non pas infantilisés et surveillés.
 le retour à une véritable année de formation sous statut de fonctionnaire stagiaire après le concours, avec 1/3 temps devant élèves et 2/3 temps de formation, afin d’avoir une vraie réflexion sur sa pratique ;
 que les futurs stagiaires soient informés plus tôt de leur affectation et qu’ils soient nommés dans un seul établissement (où enseigne également le tuteur), sans classe à examen et sans avoir à supporter la charge de professeur principal ;
 que les étudiants en M2 préparant les concours de l’Éducation Nationale ne soient pas en responsabilité sans tuteur dans la classe.
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 NPPV (UNSA)
Vœu 5 : concours 2013-2
Les admissibles de la session 2013-2 auront dès la rentrée 2013 des classes en responsabilité alors même qu’ils n’auront pas terminé leur formation. Le CTA demande que l’entrée dans le métier ne se fasse pas par la précarité.
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 NPPV (UNSA)
Vœu 6 : CIO
Le CTA demande :
  Le maintient du statut de fonctionnaire d’État des COP/DCIO
  l’abandon du projet de régionalisation des Centres d’Information et d’Orientation. Cet abandon du réseau des CIO par l’Éducation Nationale, signifierait l’éclatement du réseau public national des CIO sur tout le territoire, des missions et des conditions d’exercice à géométrie variables selon les régions. Les conseillers d’orientation psychologues allant être amenés à remplir, pour une partie de leur travail, d’autres missions en direction des publics adultes, de la formation professionnelle, des demandeurs d’emploi, au détriment du public de la formation initiale ; cette décentralisation n’apportera aucune amélioration du fonctionnement de l’orientation scolaire.
7 voix pour (FSU / CGT / FO)
3 NPPV (UNSA)
Vœu 7 : locaux de l’IUFM
Avant d’envisager toute autre utilisation des locaux de l’IUFM, nous exigeons une étude sur les besoins réels pour les ESPE, la formation initiale et continue des personnels d’enseignement des premier et second degrés.
10 voix pour !
Les points suivants ont été abordés :
Évolution de la carte des formations
La proposition de carte des formations des CAP et bacs professionnels a été longuement dénoncée.
La FSU est intervenue ensuite contre la suppression de la classe d’hypokhâgne du lycée Senghor à Évreux. Le Rectorat a expliqué que la décision était ministérielle et due au trop faible effectif d’élèves.
Les suppressions de classe dans les lycées de Dieppe (1ere ST2S et SPVL, une seconde et une mention complémentaire au lycée du Golf, une seconde et le BTS IPM au lycée Neruda) ont ensuite été contestées : le Rectorat a répondu être inquiet pour le lycée Neruda qui aurait pourtant la chance d’avoir offre une offre de formation riche pour son territoire…
Il y a eu un vote unanime contre la carte des formations

CTA du 17 janvier 2013
Déclaration de la FSU 276

Madame le Recteur,

Au nom des personnels que nous représentons de façon majoritaire, nous vous souhaitons tout d'abord la bienvenue dans l'académie de Rouen.

Nous vous adressons tous nos vœux ainsi qu'aux personnels du rectorat, dont la qualité et la disponibilité permettent de résoudre au quotidien de nombreux problèmes, et qui, nous le savons, travaillent dans des conditions qui se sont dégradées au cours des années de Révision Générale des Politiques Publiques.

Nous formons tout particulièrement le vœu que votre arrivée signe le début d'une nouvelle page dans le fonctionnement du service public d'Education dans l'académie.

En effet, en moins d'un an, nous venons donc de connaître trois recteurs, deux secrétaires généraux et trois directeurs de cabinet.
Mais surtout, depuis un certain nombre d'années, et jusqu'à ces dernières semaines, nous nous sommes heurtés, concernant des dossiers dont les prérogatives sont académiques, au refus de considérer les demandes portées par une représentation majoritaire des personnels. Nous allons prendre quelques exemples.

Premier exemple : le fonctionnement des Comités d'Hygiène et de Sécurité-Conditions de Travail. Nous demandons à élargir la capacité d'enquête de cette instance, or pour l'instant le rectorat n'a eu de cesse d'en brider au maximum les possibilités d'action. Nous réaffirmons la nécessité d’une décharge fonctionnelle pour les secrétaires de CHSCT.

Deuxième exemple : le barème de la hors-classe des certifiés, CPE, PLP et professeurs d’EPS. Depuis des années nous demandons le respect les textes, qui prévoient l'examen de l'intégralité de la carrière, et le priorité pour les collègues des échelons supérieurs. Cette demande n'est pas écoutée.

Troisième exemple : les frais de déplacement. Une circulaire académique vient d'être élaborée. Aucune des demandes formulées au groupe de travail n'a été prise en compte, ce qui aboutit au fait que de nombreux collègues ne seront remboursés que d'une partie des frais engagés, voire rien du tout pour les enseignants contractuels !

Quatrième exemple : les Centres d'Information et d'Orientation. Depuis deux ans, nous protestons à la fois contre la fermeture de CIO et la transformation de certains CIO en simples antennes, et également contre le Service Public d'Orientation, qui risque d'affaiblir l'orientation dans le cadre scolaire. Là encore, nous ne sommes pas entendus.

Cinquième exemple : le barème du mouvement intra-académique. Depuis des années, nous demandons une attention particulière pour les Titulaires sur Zone de Remplacement, donc les conditions n'ont cessé de se dégrader depuis 10 ans. Les demandes réitérées ont été partiellement suivies, mais on est loin du compte.

Parmi ces dossiers que nous proposons de rouvrir avec vous, de nombreuses mesures seraient pourtant à coût nul. Avancer enfin sur ces sujets serait la concrétisation de l'engagement pris par le Président de la priorité donnée à l'Education et d'une rupture avec les politiques menées depuis 10 ans.
Cette rupture était attendue et la loi d’orientation et de programmation qui se voulait ambitieuse devait marquer cette rupture. Or le projet de loi proposé par Peillon est bien en deçà des attentes. Il est regrettable qu’il n’aborde pas les questions pourtant urgentes de l’Éducation Prioritaire, de la réforme du lycée et de la rénovation de la voie professionnelle. Il est loin des attentes de la profession au sujet du LPC. Reporter les décisions importantes à des décrets est en outre particulièrement inquitéant.

Concernant le décret sur les rythmes, ce qui devait être une réforme emblématique de la Refondation se révèle être une grande déception. La question des rythmes ne saurait trouver de solution satisfaisante sans une réflexion d’ensemble englobant tous les paramètres : journée, mois, année, temps et rythmes scolaires, mais aussi fonctionnement de l’école afin d'améliorer les temps d'apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants. S'il suffisait de modifier les rythmes scolaires pour améliorer la réussite des élèves, tous les enseignants de France signeraient les yeux fermés ! De plus de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et les inégalités vont voir le jour entre les grandes villes et les petites communes.  Décidément le compte n'y est pas, ni pour les élèves, ni pour les enseignants qui ne verront pas leur salaire augmenté. Un nouveau texte, profondément revu, doit être proposé et un nouveau CSE convoqué.

Pour ce qui concerne la préparation de la rentrée dans l'académie, les informations dont nous disposons dessinent les contours d'une rentrée 2013 très similaire à la précédente. Les effectifs par classe seront sensiblement les mêmes, les possibilités de travail en groupe toujours aussi réduites. Même si la saignée que nous avons connue ces dernières années est enfin stoppée, on est encore bien loin de retrouver les conditions antérieures, dont nous disions déjà qu'elles n'étaient pas suffisantes pour attaquer réellement le noyau dur de l'échec scolaire. Dans l’enseignement professionnel, notamment, ce sont encore de nombreuses fermetures de sections qui sont prévues, loin d’être toutes compensées par des ouvertures de sections équivalentes. Pour les personnels, ces dotations vont encore être synonymes de postes partagés ou de redéploiement, et donc de conditions de travail dégradées. Bref, le compte n'y est pas, et nous comptons sur vous, Madame le Recteur, pour transmettre au ministre notre appel pressant à faire encore davantage d'efforts pour l'Education, seule solution pour préparer le pays aux défis d'un monde instable et en mutation rapide.

Propositions d'evolution : Documents voies professionnelle, générale et technologique

pour télécharger les documents, cliquez ICI DOC 1 / DOC 2 / DOC 3

Epreuves EPS au BAC, Courrier à Mme Le Recteur

Madame le Recteur,

Je tiens à porter à votre connaissance l’incompréhension des enseignants d’EPS exerçant en lycées généraux et technologiques au sujet des épreuves d'EPS au baccalauréat..

En effet, tandis que les programmations, les réservations des installations sportives, les choix des élèves sur les Activités Physiques, Sportives et Artistiques (APSA) sont faits en juin, courant juillet 2012 un nouveau texte  paraît sur la mise en oeuvre du bac EPS pour cette rentrée. Dès lors, les enseignants ont dû réorganiser l’année scolaire au mieux afin de ne pas pénaliser les élèves.

Cependant, le nouveau texte prévoit que chaque académie ait la possibilité d’ajouter 4 épreuves différentes des épreuves nationales. C’est le cas dans la nôtre.

Les enseignants d’EPS ont été informés de ces 4 épreuves. Cependant, jusqu’à ce jour, aucune fiche d’évaluation n’est parue.

Nous sommes à plus de 7 semaines de la rentrée, des élèves ont choisi dans leur menu, une de ces épreuves ; Mes collègues devront au retour des vacances les évaluer sans connaître les nouveaux critères ?
 Comment est-il possible de faire croire aux candidats au baccalauréat du sérieux de notre discipline lorsqu’ils doivent faire des choix sans connaitre en amont les conditions d’évaluations.

Je vous demande, Madame le Recteur, de tout faire afin que mes collègues puissent informer le plus rapidement possible leurs élèves des modalités d’évaluation de l’APSA choisie.

Dans l’attente d’une réponse positive de vos services, je vous prie de recevoir Madame le Recteur, mes salutations distinguées

  Pascal Prével  Secrétaire académique

 

Changer de cap pour valoriser l’enseignement professionnel public.
Communiqué de presse intersyndicale SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU

Le rapport de la consultation a été rendu public vendredi 6 octobre. Nos organisations syndicales (SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU) partagent en grande partie le constat des rapporteurs : école à plusieurs vitesses, plus injuste socialement, système éducatif en panne qui arrive de moins en moins à faire réussir les élèves les plus fragiles, des résultats qui baissent et des sorties sans qualification qui stagnent.

Nous partageons aussi la nécessité de refonder de l’Ecole afin de permettre enfin une réelle démocratisation en s’attaquant à la difficulté scolaire, en créant du commun et en réaffirmant le rôle centrale de l’Etat, garant de l’égalité sur tout le territoire. Dans cet objectif, nos organisations ont participé à la consultation et ont fait des propositions de revalorisation de l’enseignement professionnel et agricole public.

Dans la partie sur l’enseignement professionnel valorisé, la seule proposition sur laquelle nous pouvons nous retrouver est la mise en place d’un droit à la réorientation avec la réorganisation de véritables passerelles.
Pour le reste, ce rapport affiche des préconisations fondées sur de pseudos consensus et majoritairement refusés par les personnels concernés, comme la réforme de la voie professionnelle. Nos organisations ont démontré qu’elle avait fortement dégradé la qualité des formations dispensées, ainsi que les conditions de travail des personnels, mais aussi que les conséquences étaient négatives sur la réussite des jeunes les plus fragiles (10 à 15% d'écart en matière de réussite à l'examen du bac professionnel selon les options entre les élèves ayant suivi un par cours en 4 ans et ceux ayant suivi un parcours en 3 ans).
De plus, ce rapport reprend à son compte les propositions de l’ARF sur le pilotage des cartes de formation et sur la complémentarité entre les formations en apprentissage et les formations professionnelles sous statut scolaire, alors que ces questions sont loin de faire l’unanimité et qu’elles sont encore en débat notamment que le cadre de la prochaine loi de décentralisation.
Enfin, le rapport fait quelques propositions (seconde professionnelle de détermination ou modularisation des enseignements) qui n’ont pas été débattues dans l’atelier dédié à l’enseignement professionnel.
Rien dans les préconisations ne fait apparaître un changement de cap par rapport aux politiques menées ces dernières années sur l’enseignement professionnel.

Nos organisations demandent toujours que soient réintroduits des parcours en 4 ans pour les élèves issus de la classe de 3ème, que les contenus d’enseignement soient repensés, que les modalités de certifications des diplômes soient remises à plat et que la formation et le recrutement des PLP soient enfin améliorés.

Après cette concertation, le SNUEP-FSU le SNEP-FSU et le SNETAP-FSU demandent que le ministre change de cap par rapport aux politiques menées ces dernières années et prenne des décisions concrètes et rapides pour améliorer la réussite des lycéennes et lycéens professionnels et les conditions de travail de leurs enseignants.

Nos organisations attendent que dans une démarche concertée des ministères, ceux-ci précisent les objets de la négociation, la méthode et le calendrier. Elles se tiennent prêtes à discuter avec les ministères concernés pour que soit enfin mis en place un plan national de promotion et de valorisation du service public de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire.

Liste APSA académique et option: Lettre à Mme le Recteur
Madame le Recteur,

Nous venons de recevoir un courrier des IA IPR EPS nous annonçant la modification des Activités physique sportives et artistiques à la fois de la liste académique pour le contrôle en cours de formation ainsi que la liste des épreuves pour l’option facultative.
En ce qui concerne la première liste, nous ne comprenons pas la modification alors qu’une activité venait d’être introduite l’année dernière.
En ce qui concerne la deuxième liste, nous passons de 8 activités (escalade, voile, natation, badminton, volley, basket, gymnastique et danse) à 2 activités (gymnastique et danse).
Dans de nombreux lycées, le choix des APSA par les élèves pour le bac 2013 a déjà été effectué en prenant en compte leur option facultative.
Pourquoi  de tel choix ?

Ces décisions brutales, sans aucune concertation aussi bien avec l’organisation syndicale la plus représentative lors des dernières élections professionnelles (plus de 89% des suffrages) qu’avec les enseignants siégeant à la commission d’harmonisation des notes des examens EPS nous interpellent.

Nous souhaitons,  Madame le Recteur, que vous interveniez dans les plus brefs délais afin de suspendre le choix nos supérieurs hiérarchiques et qu’une réelle concertation ait lieu avec la profession.

En espérant que ce courrier retiendra toute votre attention, je vous prie de recevoir, Madame le Recteur, mes salutations respectueuses.                                                                         
Pascal Prével
Secrétaire académique

Pétition CCF liste Académique et Option
Les enseignants d’EPS, sous signés, contestent les décisions prises de façon unilatérale et sans aucune concertation sur les choix de modification des Activités physiques sportives et artistiques de la liste académique pour les épreuves en cours de formations ainsi que la liste des épreuves pour l’option facultative.

Nous vous demandons, Madame le Recteur,  de suspendre cette décision dans l’attente d’une réunion avec les IA IPR EPS.

Pour télécharger la Petition, cliquez ICI

Baccalauréats général et technologique
Modalités d’organisation du contrôle en cours de formation et de l'examen ponctuel terminal prévus pour l'éducation physique et sportive
NOR : MENE1135072A
arrêté du 21-12-2011 - J.O. du 13-1-2012
MEN - DGESCO A2-1

voir le BO ICI

COMMUNIQUE DE PRESSE de l'intersyndicale nationale de l'enseignement professionnel
AetD, CGT Educ’action, FAEN, Se-UNSA, Snetaa-FO, Snalc-CSEN, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sgen CFDT, SUD Education, SYAC CGT
Pour défendre l’enseignement professionnel public, sous statut scolaire, l’intersyndicale appelle les personnels à se mobiliser.
L’intersyndicale nationale de l’enseignement professionnel public (LP, SEP, SEGPA et EREA, lycées agricoles), s’est de nouveau réunie le 16 janvier pour examiner la poursuite à donner à l’action engagée en faveur de la défense de l’enseignement professionnel initial sous statut scolaire.
Reçue par le vice-président de l’ARF chargé de l’Education, M. François BONNEAU, l’intersyndicale se félicite que cette audience ait pu se tenir rapidement, le caractère très large de l’intersyndicale (toutes les organisations syndicales y participent) et l’approche des élections expliquant peut-être cela.
Au nom de l’ARF, le vice-président a tenu à affirmer son opposition à toute éventualité de transfert des personnels enseignants et d’éducation de la voie professionnelle vers les Régions.
Nous en prenons acte et restons vigilants en ce qui concerne l’avenir.
M. Bonneau a exprimé son désaccord avec la proposition de N. Sarkozy d’une dernière année en apprentissage pour les sections de CAP et de Baccalauréat professionnel de nos établissements. Il a souligné que les déclarations du chef de l’Etat étaient faites sans concertation, l’apprentissage étant pourtant du ressort des Régions.
Pour l’ARF, l’enseignement professionnel initial, sous statut scolaire, doit rester le coeur de la voie professionnelle. Il a condamné également les suppressions massives d’emplois, particulièrement dans l’enseignement professionnel public, sous statut scolaire, pour la rentrée 2012.
L’intersyndicale espère que ces déclarations se concrétiseront par un soutien des responsables des Régions dans les luttes à venir sur ces questions.
L’intersyndicale a constaté un désaccord entre nos organisations et l’ARF en ce qui concerne la mixité contrainte
des publics au sein des sections de CAP ou de Bac pro. Nous continuons à penser que celle-ci n’est pas compatible avec un enseignement de qualité car elle génère de très nombreuses difficultés.
Des interrogations demeurent également sur le partage des responsabilités, entre l’Etat et les Régions, dans la construction de la carte des formations. Si les Régions ont la responsabilité de celle de l’apprentissage, en ce qui concerne les formations sous statut scolaire, il est assez difficile de voir à quel niveau exact l’ARF souhaite en avoir l’initiative. En effet, la gestion des établissements et de leurs équipements leur revient, alors que celle des personnels enseignants, d'éducation, administratifs, sociaux et de santé relève de la fonction publique d’Etat.
A la sortie de cette entrevue, les organisations syndicales ont relevé qu’il pouvait exister certaines différences d’une Région à l’autre et que l’ARF ne pouvait en rendre compte. Ce sont dans les décisions effectives, que prendront les Régions, que nous mesurerons le soutien de celles-ci à la défense de l’enseignement professionnel public laïc sous statut scolaire.
L’intersyndicale a décidé d’appeler les personnels à signer massivement une pétition nationale dont le lancement a été fait avec 1 000 premières signatures de responsables nationaux, académiques et départementaux de toutes nos organisations (ci-jointe). Site : http://pourlenseignementprofessionnelpublic.org
Nous renouvelons notre demande d’audience auprès de Luc Chatel, aujourd’hui restée sans réponse. Nous souhaitons transmettre au ministre de l’Education nationale les pétitions qui auront été signées.
Nous appelons les personnels des LP, SEP, SEGPA, EREA, lycées agricoles à se réunir dans lesétablissements, dans les départements, dans les académies pour décider collectivement des actions à mettre en oeuvre. Nous devons nous mobiliser pour empêcher les suppressions de postes, les fermetures d’établissements et obtenir le maintien d’un enseignement professionnel public, sous statut scolaire, de qualité.
Paris le 20 janvier 2012

LES OUTILS POUR PREPARER LA RENTREE
Dans le contexte actuel, de suppression massive des postes, il nous semble indispensable de poursuivre l'action dans les établissements, en refusant les HSA et en agissant pour leur transformation en heures postes jusqu'à la rentrée.
Vous trouverez dans ce document les textes officiels, ainsi que des pistes pour agir. Ces textes sont également disponibles dans le SNEP ATOUT accessible en ligne pour les syndiqués sur le site National.

1. Refuser les heures supplémentaires

2. Obligations de service (stagiaires, titulaires de postes fixes et TZR)

3. La coordination, un droit

  • Posture à adopter si les heures ne sont pas attribuées : Cliquez ici

4. Construction des emplois du temps, libération du mercredi après-midi pour l’AS

5. Equipements et installations sportives

6. Programmes horaires

7. Natation

La circulaire n° 2004-139 du 13 juillet 2004 relative à l'enseignement de la natation dans les établissements scolaires des premier et second degrés, modifiée par la circulaire n° 2004-173 du 15 octobre 2004, et la circulaire n° 2010-191 du 19 octobre 2010 sont abrogées et remplacées par la présente circulaire à compter de la rentrée scolaire 2011.
Bulletin officiel n°28 du 14 juillet 2011
NOR : MENE1115402C
circulaire n° 2011-090 du 7-7-2011
MEN - DGESCO A1-1

 

L’EPS au Bac transformée par les programmes : un déni de démocratie

Situation ubuesque en éducation physique et sportive au lycée : lors du CSE du 31 mars, le projet de programme EPS pour la classe de seconde a été voté par le ministère, l’IG EPS et des syndicats ultra-minoritaires, contre l’avis du SNEP qui représente 81% de la profession. Concrètement, les mesures d’organisation imposées obligeraient la quasi-totalité des équipes pédagogiques à changer dans leurs programmes d’établissement, le choix des activités physiques et sportives. Cela aura comme conséquence, par exemple, de limiter l’enseignement des sports collectifs, des sports de raquette, des sports de combat et de réduire de fait le choix des élèves !

Plus grave encore, cette modification des programmes entrainerait une contradiction entre les programmes et les textes qui organisent le baccalauréat. Cette façon de procéder qui vise à changer l’examen par le biais du programme se fait au mépris du fonctionnement normal de l’institution.

Enfin, le ministère n’est pas à une contradiction près : d’un côté il prône une autonomie accrue des établissements dans le cadre de la réforme du lycée, et de l’autre il dicte « les bonnes pratiques » aux enseignants d’EPS de lycée en encadrant un peu plus les équipes pédagogiques.

Les enseignants d’EPS sont largement reconnus dans les établissements scolaires pour leur investissement, leur attention aux élèves, et la défense de la culture physique, sportive et artistique. Ils se sont exprimés lors de la consultation sur les programmes, malgré les conditions déplorables de son organisation.

Le résultat est sans appel : ils ne veulent pas de ces contraintes qui détournent les programmes de leur sens initial, à savoir identifier précisément les apprentissages visés en laissant aux enseignants le soin de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour faire réussir tous les élèves.

Tout décider à leur place c’est les empêcher de faire leur métier de concepteur de leur enseignement.

Le SNEP va continuer à contester la mise en œuvre de tels programmes et lancer un appel public pour rejoindre tous ceux qui, dans toutes les disciplines, résistent à la confiscation de la réflexion pédagogique.

Communiqué de l’intersyndicale SNES-FSU, SNEP-FSU,SNUEP-FSU, CGT, Educ'Action, SUD Education, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN et SNFOLC, Le 1er avril 2010
Voie technologique : encore une réforme qui va à l'encontre des personnels et de la réussite des élèves.
Après la réforme de la voie professionnelle, celle de la seconde générale et technologique et celle de la voie générale, le ministre de l’Education Nationale propose aujourd’hui au Conseil Supérieur de l’Education une réforme des séries technologiques industrielles, de laboratoires et d’arts appliqués....

Elle est sous-tendue par les mêmes principes :
· diminution des horaires disciplinaires (essentiellement dans les disciplines
technologiques),
· imposition d’un tronc commun pour les disciplines générales,
· mise à disposition des établissements d’un volant d’heures globalisées pour
les travaux pratiques, travaux dirigés et travail en groupes restreints et
choix de leur répartition par les conseils pédagogiques,
· introduction de 2 heures d’accompagnement personnalisé,
· réduction du taux d’encadrement.
Tout en affichant une rénovation de la voie technologique, le projet, en fait,
organise l’effacement de sa spécificité et va forcer nombre d’enseignants à
envisager des reconversions.
Pourtant, les jeunes qui suivent ces formations sont attachés aux pédagogies qui y
sont développées et les enseignants se sont prononcés pour le maintien et le
développement de ces séries.
Après le vote négatif du Comité Interprofessionnel Consultatif, le ministre doit
renoncer à ce projet de réforme et ouvrir la discussion sur de nouvelles bases
intégrant plus de démarches technologiques, plus de travail en groupes à effectifs
réduits en ateliers et laboratoires.
Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT-Educ’Action, SUD, SNALC,
SNCL et SN-FOLC n’acceptent pas ces choix ministériels, inscrits dans la recherche
de suppressions de postes et de réduction de l’emploi public. Elles dénoncent
l'atteinte portée à l'offre de formation et la dégradation des conditions d'exercice
des personnels.
Elles appellent les personnels à poursuivre et amplifier la mobilisation dans les
établissements contre ce nouveau projet et contre les réformes de la voie générale
et professionnelle, de l’autonomie des établissements et contre les conditions
d’accueil des stagiaires lauréats des concours de recrutement.

VOIE TECHNOLOGIQUE MENACEE : MOBILISONS NOUS !

Une voie technologique plus généraliste risque d'apparaître comme une série générale au rabais
plutôt qu'une voie de réussite permettant l'insertion sociale et professionnelle à Bac +2 et au delà.
Cette réforme va surtout aboutir à des suppressions massives de postes, notamment dans les
disciplines technologiques !
Mobilisons nous pour garder le caractère technologique de cette voie, ouverte à tous grâce à la
diversité de ses formations, permettant la réussite de tous et pas seulement l'émergence d'une élite.
Exigeons :
• le maintien des 3h dédoublées en Seconde
• le maintien des horaires en 1ère et Terminale
• le maintien de séries diversifiées
Action enseignements technologiques
le mercredi 31 mars, à 14 h30
Rassemblement devant le Rectorat de Rouen

Projets de programmes de la classe de seconde générale et technologique Éducation physique et sportive
Enseignement d'exploration (76 Kb)
Enseignement facultatif (66 Kb)
Enseignement commun (334 Kb)

Le Haut Conseil de l’Education signe l’arrêt de mort de l’enseignement professionnel !
communiqué de presse du SNUEP FSU
Le SNUEP-FSU a pris connaissance du bilan de l’enseignement professionnel et des recommandations sur ses évolutions futures. La réforme dite de la généralisation du BAC PRO en 3 ans n’a même pas fini d’être mise en place que le HCE propose déjà d’importantes évolutions  afin de « l’approfondir ».

Le HCE reprend certains points que le SNUEP-FSU avait dénoncés et notamment sur les  limites de l’apprentissage.
Le SNUEP-FSU est entièrement d’accord pour dire qu’il faut élever le niveau de qualification, et qu’il est illusoire de rechercher une adéquation parfaite entre formation et emploi.
Ces constats auraient dû amener le HCE à renforcer le rôle de l’école dans la formation des jeunes et à développer l’enseignement professionnel public, la seule voie de formation professionnelle initiale sous statut scolaire capable de former l’ensemble des jeunes s’orientant vers une formation professionnelle.

MAIS, NON, au contraire, à travers ses différentes propositions :

  1. Mettre en place une seconde de détermination ; ainsi, « la seconde professionnelle devrait constituer, à l’issue de la troisième, la seule orientation possible». L’orientation se ferait donc en cours de 2nde, qui plus est par les PLP qui après les professeurs principaux, viendraient eux aussi se substituer aux Conseillers d’Orientation Psychologue (COP) ;
  2. Mettre en place une seconde année de CAP exclusivement en apprentissage ;
  3. Supprimer le diplôme de BEP alors qu’il vient d’être « rénové » dans le cadre de la certification intermédiaire (il est passé au cours du cycle en 3 ans);
  4. Développer des parcours mixtes (scolaire, apprentissage), en s’appuyant sur les Lycées des Métiers.

Le HCE n’a qu’une seule volonté : en finir avec le modèle de l’enseignement professionnel.
Toutes ces préconisations n’ont un seul et unique but : développer une formation professionnelle sur un modèle néo-libéral, qui transformerait le lycée professionnel en un « sas vers l’apprentissage » qui aurait comme principale mission de sociabiliser et de trier les élèves.

Ainsi, afin de parvenir à ces fins, tout en étant bien conscient que la capacité d’accueil des entreprises privées dans ce domaine est limitée, malgré des aides de l’Etat et des régions qui vont en augmentant, le Haut Conseil à l’Education préconise un engagement plus fort du secteur public dans l’apprentissage. L’objectif serait de former 50 000 jeunes en apprentissage chaque année dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière)

Ces propositions sont inadmissibles et dangereuses. Elles entérinent la volonté d’exclure une partie des jeunes du Lycée pour des raisons idéologiques et budgétaires !

Le SNUEP-FSU appelle les directions syndicales à se réunir, sans aucun préalable, pour discuter de la meilleure manière de s’opposer à ce projet.
Le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des personnels à s’opposer à tout type d’expérimentation allant dans le sens de ces recommandations.
Le SNUEP-FSU appelle les collègues à participer aux actions de la journée de grève du 24 novembre et à poursuivre la mobilisation dans les semaines suivantes.
Le Secrétariat national

LES RECOMMANDATIONS du HCE
1) Pour atteindre les objectifs fixés à la voie professionnelle (élévation du niveau général de qualification, disparition des sorties sans diplôme de premier niveau, ou avec un diplôme sans débouché), le Haut Conseil de l’Éducation propose que des expérimentations ambitieuses soient menées dans plusieurs académies :
a) qu’à la fin du collège les élèves soient tous orientés vers une classe de seconde, générale et technologique ou professionnelle (le mode de formation, sous statut scolaire ou par apprentissage, étant libre), et que le premier trimestre de la seconde professionnelle soit un temps d’observation, à l’issue duquel le choix est fait de préparer le baccalauréat professionnel ou le CAP ;
b) par exception à la règle précédente, que les élèves des Sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), très exposés au risque d’une sortie sans diplôme, aient tous une place réservée en CAP ;
c) que la seconde année de formation au CAP se fasse exclusivement en apprentissage, quel qu’ait été le mode de formation en première année (sous statut scolaire ou sous contrat d’apprentissage) ;
d) que les lycées professionnels offrent plus de places en apprentissage.
2) L’enseignement professionnel préparant désormais à deux diplômes, le baccalauréat professionnel et le CAP, le maintien à long terme du BEP comme certification intermédiaire n’est pas cohérent avec l’esprit de la réforme. Le Haut Conseil de l’Éducation considère que, de toute façon, l’acquisition des diplômes professionnels par unités capitalisables permet :
- la suppression des sorties « sans rien »,
- une obtention du diplôme visé différée dans le temps,
- l’obtention d’un autre diplôme voisin, et par conséquent des changements d’orientation plus aisés à toutes les étapes du cursus.
3) La revalorisation de la voie professionnelle implique que cette voie offre de réelles perspectives d’études supérieures. Le Haut Conseil de l’Éducation recommande notamment que les STS et les IUT mettent en place les dispositifs nécessaires pour accueillir plus de bacheliers professionnels.
4) Le Haut Conseil de l’Éducation demande que soit établi et diffusé un bilan exhaustif sur le « lycée des métiers », pour exploiter au mieux les potentialités de la formule.
5) Le Haut Conseil de l’Éducation recommande que la voie professionnelle soit pensée comme une école d’entrepreneurs.
6) Le Haut Conseil de l’Éducation suggère de renforcer le lien entre voie professionnelle et entreprises :
a) en intégrant dans le Conseil pédagogique des lycées professionnels des formateurs du milieu professionnel (tuteurs des élèves, maîtres d’apprentissage) ;
b) en mettant en oeuvre de façon volontariste la disposition prévue par la loi du 23 avril 2005 qui permet de désigner le président du Conseil d’administration des lycées professionnels parmi les personnalités extérieures ;
c) en recourant davantage à la possibilité d’engager des « professeurs associés », qui partagent leur temps entre activité d’enseignement et activité professionnelle en entreprise.
7) Le Haut Conseil de l’Éducation recommande que tous les formateurs de la voie professionnelle, en centre de formation comme en milieu professionnel, possèdent une expérience directe et récente de l’entreprise et des compétences d’enseignement.

De la réforme des lycées à la modification du décret EPLE : tous les établissements sont concernés !

Décret EPLE
Rôle renforcé du chef d’établissement dans le domaine pédagogique. Le rôle du conseil pédagogique est considérablement élargi. Il se prononce par exemple sur « la notation et l’évaluation des activités scolaire ». Derrière cette expression se cache sans doute le contrôle des modalités d’évaluation des élèves par les enseignants. C’est la remise en cause de notre liberté pédagogique. Mais c’est aussi la porte ouverte à des formes internes à l’établissement d’évaluation pédagogique des enseignants eux‐mêmes. Les membres du conseil pédagogiques sont désignés par le chef d’établissement sans même aucune référence au choix des équipes pédagogiques. Ce conseil devient donc la garde prétorienne pédagogique du chef d’établissement. Que ce soit sur la structure de l’établissement, sur l’utilisation de la DGH (dotation horaire globale) et plus largement sur l’ensemble de l’autonomie pédagogique des établissements, le CA ne se prononce que sur les propositions faites par le chef d’établissement et non sur celles des équipes pédagogiques, ce qui vise à l’empêcher d’amender les propositions faites et limiter son intervention à un vote favorable ou défavorable. Dans « le cas où le CA rejette la seconde proposition relative à l’emploi des dotations en heures d’enseignement et d’accompagnement personnalisé qui lui est soumise, le chef d’établissement en arrête l’emploi ». Cela concerne bien sûr le choix des dédoublements dans le cadre du projet actuel de réforme des lycées. Bref, qu’on soit d’accord ou pas c’est pareil, c’est le chef d’établissement qui décide. Ce projet est totalement inacceptable puisque il va bien au‐delà du renforcement de l’autonomie des établissements
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Communiqué de Presse du 14 octobre 2009
Pas de lycée rénové, sans EPS et sport scolaire développés

Le SNEP-FSU estime que, si les annonces de N. Sarkozy sur les lycées portent la marque des luttes de l’an passé et des exigences portées par les personnels et les jeunes, elles appellent aussi à la plus grande vigilance et à l’intervention des acteurs et usagers, quant aux mesures concrètes qui vont être prises.
Pour le SNEP, l’enjeu de démocratisation du lycée et la réussite de tous les élèves, sans discrimination d’origine sociale ou culturelle, passe avant tout par des apprentissages assurés dans un temps scolaire maintenu et équilibré. Cela nécessite qu’un coup d’arrêt soit mis aux suppressions de postes dans l’Education nationale et qu’un plan pluriannuel de recrutement d’enseignants qualifiés soit décidé.
A l’heure où la baisse d’activité physique des adolescents et le développement de l’obésité suscitent de légitimes inquiétudes, le SNEP tient à rappeler au Président de la République son engagement de début de mandat, visiblement « oublié » depuis, de doubler la pratique physique et sportive des jeunes.
Le SNEP revendique que cela se concrétise par une première étape de 3h d’EPS hebdomadaires en lycée (au lieu de 2h), le renforcement des options sportives existantes, l’examen d’une voie sportive de réussite en lycée et le développement du sport scolaire. La construction des équipements sportifs indispensables doit être enfin décidée.
Le SNEP prendra toute sa place dans les discussions à venir, en s’appuyant sur la mobilisation des personnels et usagers.

Modalités d'organisation du contrôle en cours de formation et de l'examen terminal prévus pour l'E.P.S. aux examens du baccalauréat professionnel, du CAP et du BEP

BO n° 31 du 27 août 2009 - NOR : MENE0916587A - RLR : 933-4 ; 933-5 ; 933-6 - arrêté du 15-7-2009 - J.O. du 31-7-2009 / (...)
Article 2 - Les candidats au baccalauréat professionnel, au certificat d'aptitude professionnelle et au brevet d'études professionnelles des établissements d'enseignement publics ou privés sous contrat et des centres de formation d'apprentis ou des sections d'apprentissage habilités à pratiquer le contrôle en cours de formation sont évalués, pour l'éducation physique et sportive, par contrôle en cours de formation (...)

COMMUNIQUE CGT-EDUC’ACTION ; SGEN-CFDT ; SNEP-FSU ; SNUEP-FSU

Dès cette session, début juillet, le Baccalauréat Professionnel se verra doté, pour la première fois depuis sa création, d’une épreuve de rattrapage. L’idée peut séduire, de prime abord, car il s’agirait d’un souci d’équité entre les 3 voies de formation. Néanmoins, un certain nombre de conditions de mise en œuvre posent question. En effet, tout candidat ayant obtenu entre 8 et 9,99 de note moyenne à l’ensemble des épreuves, ainsi qu’une note supérieure à 10 au Contrôle en Cours de Formation de pratique professionnelle peut bénéficier de ce rattrapage.

Le rattrapage consistera alors, pour le candidat, en un vague entretien oral peu cadré à ce jour, avec une commission composée d’un Professeur d’Enseignement Général accompagné soit d’un Professeur d’Enseignement Professionnel, soit d’un membre de la profession du secteur concerné par le Bac Pro. Cet entretien de 20 minutes devra porter sur l’expérience acquise par l’élève à l’occasion de l’un de ses stages en entreprise, tant au niveau des compétences acquises, que des produits employés et du matériel utilisé. Une fiche pré établie doit servir de fil conducteur à cet entretien. A la fin de cet entretien, la commission attribue une note à l’élève. Cette note devient immédiatement aussi importante que la moyenne obtenue auparavant à l’ensemble des épreuves. Ainsi, par exemple, un élève ayant obtenu 8,0 de moyenne générale aux épreuves de Bac Pro et 12 à cet entretien est déclaré reçu !

Ce système de notation ouvre clairement la porte à l’arbitraire le plus total en matière d’attribution d’un diplôme national qualifiant. Ainsi, les deux membres de la commission de rattrapage peuvent, à eux seuls, décider si le candidat qu’ils ont en face d’eux « mérite » ou non d’avoir le Baccalauréat, sur la base unique d’une « conversation » qu’ils viendraient d’avoir avec celui-ci…

Les Organisations Syndicales signataires :

  • dénoncent clairement cette méthode de rattrapage qui consiste finalement à brader un diplôme déjà fort décrédibilisé par la récente rénovation mise en place par le Ministre.
  • sont favorables à l’instauration d’une épreuve de rattrapage digne de ce nom, consistant à faire passer au minimum deux oraux aux candidats, dans les matières de leur choix, et leur permettant, sans bouleversement des coefficients, d’obtenir légitimement une nouvelle moyenne supérieure à 10.
  • déposent en conséquence un préavis de grève pour la date de ces rattrapages, afin de couvrir les collègues qui ne souhaiteraient pas participer à cette opération qui n’a pour seul objectif que d’augmenter artificiellement les taux de réussite à un diplôme national déjà suffisamment dévalorisé par ailleurs.
  • demandent une audience auprès du Recteur sur ce sujet, pour être reçues avant ces succédanés d’épreuves.

 

Programmes - Education physique et sportive

Baccalauréats professionnels
Certificats d’aptitude professionnelle

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Arrêté du 10 février 2009
relatif aux enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au baccalauréat professionnel

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Pétition SAUVONS LES BEP
La réforme de l’Enseignement Professionnel que les ministres de l’Education Nationale et de l’Agriculture veulent mettre en place à la rentrée 2009 en dépit de l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Education, supprime la quasi-totalité des formations de BEP / BEPA et généralise le Bac Pro en 3 ans.
Les formations en 2 ans aux diplômes BEP / BEPA permettent aux jeunes lycéens professionnels d’obtenir un premier niveau de qualification. Elles sont l’un des maillons essentiels pour leur poursuite d’études et leur réussite au niveau IV. Leur suppression exclurait du système public d’éducation nombre des élèves les plus en difficulté et précipiterait l’augmentation des sorties sans qualification. Le BEP/BEPA ne doit pas se réduire à une simple certification «maison» passée en cours du cycle du baccalauréat en 3 ans.
Dans la logique de cette réforme, le développement des formations de CAP organise le tri des élèves dès leur entrée dans la voie professionnelle et les confine au niveau V en réduisant fortement leur possibilité de poursuite d’études en baccalauréat professionnel. Au ministère de l’agriculture, le développement des CAPA et BPA par la voie de l’apprentissage hypothèque gravement les chances d’un apprenti de poursuivre sa formation en Bac Pro.
Le parcours 2 ans BEP / BEPA + 2 ans Bac Pro a permis à toute une tranche d’âge d’accéder au niveau IV de formation et lui a facilité l’accès à l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous sommes opposés à la suppression des sections de BEP/BEPA et à la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans.
Cette réforme ne répond pas à l’attente des jeunes et de leur famille, les élèves de l’Enseignement Professionnel méritent MIEUX : des formations adaptées qui débouchent à tous les niveaux de qualification sur des diplômes nationaux reconnus par les branches professionnelles.
Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les suppressions massives de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre les élèves.
Le ministre doit donc renoncer à la publication des décrets et arrêtés rejetés au Conseil Supérieur de l’Education ainsi qu’aux suppressions de postes et de sections à la rentrée 2009. Il a décidé de suspendre la réforme du lycée, il faut qu’il fasse la même chose pour l’enseignement professionnel.
NOUS NOUS ADRESSONS AUX MINISTRES DE L’EDUCATION ET DE L’AGRICULTURE POUR LEUR DEMANDER DE SUSPENDRE IMMEDIATEMENT LA REFORME DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL, DE REOUVRIR LE DOSSIER SUR LA VOIE PROFESSIONNELLE ET D’OUVRIR DE VERITABLES NEGOCIATIONS AVEC LES ORGANISATIONS SYNDICALES
CGT EDUC’ACTION , SFOERTA-FO ,SN-FO-LC , SNALC-FGAF , SNEP-FSU , SNETAP-FSU , SNUEP-FSU , SUD EDUCATION , SUD-RURAL , SYAC-CGT

Signez la pétition

Bacs professionnels en 3 ans
Le 13/01/09
L’horaire prévu d’EPS passe de 168h à 224h !

Dans le projet initial de grilles horaires, l’EPS était créditée de 168h sur les trois ans. Ce qui revenait à une moyenne de 2h hebdomadaires. Les horaires, dans toutes les disciplines sont présentés globalisés sur les trois ans, à charge pour les établissements, dans le cadre de leur autonomie, d’organiser leur répartition !
Nous étions intervenus auprès du ministre pour dénoncer cette baisse des horaires d’EPS. (voir bulletin 805).
Dans le projet présenté en CSE le 17 décembre, l’horaire d’EPS sur les trois ans passait à 224h ! La grille faisant état de « 56h en moyenne en seconde et 84h en moyenne en première et terminale ». Les années scolaires étant, avec les semaines de stage, considérées comme de 28 semaines en moyenne.
Si nous n’avons pas obtenu les 3h pour les trois années (mais 2h+3h+3h), l’EPS est néanmoins traitée maintenant comme la plupart des autres disciplines, avec environ 75% de l’ancien horaire de deux ans de BEP + 2 ans de bac pro. (La discipline la plus pénalisée reste l’enseignement artistique, ce que la FSU a dénoncé).  Par exemple, en EPS l’horaire en « production » était dans l’ancien système en 4 ans de 296h, il devient 224h (après avoir failli être de 168h).
Les grilles horaires du bac pro en trois ans posent d’abord ce problème général d’une baisse de 25% des horaires mais aussi d’autres problèmes (annualisation, flou dans certaines disciplines, autonomie quasi-totale des établissements d’où risques d’inégalités, de concurrence, …).
La pression syndicale exercée sur le ministère a permis néanmoins des évolutions intéressantes sur la façon dont sera calculée la dotation supplémentaire attribuée aux établissements pour mettre en place dédoublements, travail interdisciplinaire.
Tout en notant certaines évolutions positives, la délégation FSU a voté contre les nouvelles grilles horaires de bac professionnel.
Serge CHABROL

X. DARCOS décide d’en donner encore moins aux lycéens de l’enseignement professionnel.
Communiqué de presse SNEP SNUEP 9 décembre 2008
Après avoir diminué d’un quart le volume de la formation des lycéens en lycée professionnel en supprimant les formations BEP, et en passant de 4 ans à 3 ans la préparation au bac pro après la 3ème, au nom de « l’égale dignité des voies de formation », X. Darcos décide d’en donner toujours moins !
Le ministère a présenté en commission des Lycées du Conseil Supérieur de l’Education, sans concertation préalable avec l’ensemble des organisations syndicales, les grilles qui devraient s’appliquer dès la rentrée 2009 dans le cadre de la généralisation du BAC PRO 3 ans. En contradiction complète avec les objectifs affichés, il décide de fragiliser l’enseignement de certaines disciplines, risquant ainsi fortement d’hypothéquer les poursuites d’étude dans l’enseignement supérieur. Sont plus particulièrement touchées des disciplines d’enseignement général porteuses de contenus culturels variés et riches comme le français, l’histoire géographie, les arts appliqués et l’EPS.
Contrairement au texte précédent, ce projet globalise les horaires sur trois ans et abandonne toute référence à un horaire hebdomadaire, il ne définit rien en terme de dédoublements nécessaires aux apprentissages, ni de projet interdisciplinaire et renvoie toutes ces questions à l’autonomie de l’établissement. La promesse d’une dotation supplémentaire attribuée aux LP, toujours aléatoire, ne saurait garantir la possibilité d’assurer un enseignement de qualité partout et l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire. Il ne dit rien sur l’organisation des enseignements en liaison avec la certification intermédiaire de niveau V.
Ce projet aboutirait à l’annualisation du service des enseignants, qui se ferait au nom d’une meilleure gestion administrative de la mixité des publics (scolaire, apprentissage), dans le cadre de l’organisation en lycées de métiers, cela au détriment des conditions de travail des enseignants, de leurs possibilités d’investissement professionnel et de l’acquisition des contenus de formation par les élèves.
Une fois de plus, la spécificité de l’enseignement professionnel sous statut scolaire - former le futur citoyen et le futur travailleur à travers la préparation d’un diplôme de haute qualification permettant des poursuites d’études - est remise en cause au profit de l’immédiateté d’une insertion dans le travail.
De plus, contrairement, à ce qui avait été annoncé dans de nombreuses académies, le ministre veut appliquer, dès la rentrée 2009, ces nouveaux horaires dans chacune des années du baccalauréat en 3 ans.
L’ensemble de ces dispositions aboutira à plusieurs milliers de suppressions de postes de professeurs enseignant en LP et à l’impossibilité d’assurer la formation des jeunes telle que prévue dans les programmes votés il y a quelques semaines.
Le SNUEP et le SNEP exigent, avec les organisations non signataires du protocole, le report de l’examen du texte au CSE, assorti de l’ouverture d’une réelle négociation avec toutes les organisations.
Le SNUEP et le SNEP appellent l’ensemble de celles-ci à se rencontrer au plus vite. Ils alertent immédiatement les enseignants de LP et débattront avec eux des formes de mobilisation à engager pour des horaires d’enseignement général en bac pro à la hauteur des exigences de formation.

Horaires d’EPS en bac pro :
Le SNEP-FSU entendu ?

Lors de l’audience de la FSU auprès du Ministre Xavier Darcos, le 4 décembre 2008, le SNEP est intervenu pour contester la baisse de l’horaire d’EPS prévue dans le nouveau bac professionnel en trois ans (passage de 3h hebdomadaires à 2h). Il a interpellé le ministre sur le décalage entre cette décision et ses déclarations ainsi que celles du Président de la République sur « la nécessité de développer le sport à l’école ».
En réponse, le Ministre a affirmé qu’il ne pouvait, pour lui, être question de réduire l’horaire d’EPS et a demandé que ce dossier soit réexaminé.
Le SNEP veillera à ce que cet engagement soit suivi d’effets et cela pour les trois années de formation à ce diplôme.
Le SNEP portera en outre devant le ministère ses autres contestations concernant la grille horaire proposée : baisse horaire dans d’autres disciplines de culture générale (arts, français, histoire-géo), globalisation des horaires sur les trois ans, absence de référence à des horaires hebdomadaires, aux dédoublements, aux projets interdisciplinaires, choix reportés au niveau des établissements, promesse vague d’une dotation supplémentaire aux établissements pour projets, dédoublements, accompagnement, … sans que soit déterminée sa hauteur.
Le SNEP rappelle qu’avec la plupart des autres organisations siégeant à la commission spécialisée des lycées, il a demandé que ce texte ne soit pas examiné au CSE du 11 décembre et que soient ouvertes de véritables négociations qui n’ont pour l’instant pas eu lieu.

L’EPS sacrifiée sur l’autel des nouveaux bacs pro. ?
Communiqué de Presse du 3 décembre 2008

Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos l’avaient promis, ils allaient faire de l’EPS et du sport à l’école une de leur priorité ! On voit ce que valent ces promesses concernant les élèves de la voie professionnelle.

Les horaires d’EPS y étaient jusque-là de 3h par semaine en bac pro. et cette formation en deux ans était précédée de deux ans en BEP avec 2h hebdomadaires d’EPS. A ces horaires obligatoires pouvaient se rajouter des heures d’atelier de pratique EPS en BEP.

Dans le cadre de la suppression des BEP et de la généralisation du bac pro. en trois ans, le ministère propose des horaires équivalents à 2h seulement par semaine et annualisés. Et ce pour une formation au même diplôme, avec des programmes tout aussi exigeants. On passerait donc de 10h d’EPS semaine sur la scolarité à 6h, et de 296h sur 4 ans à 168h sur trois ans !

De tels horaires constituent une régression inadmissible. Il y a plus de 30 ans qu’aucun niveau d’enseignement n’avait vu ses horaires d’EPS réduits ! C’est donc un changement d’orientation politique et une rupture des engagements affichés par ce gouvernement.
Si ce projet était entériné, il aboutirait à des centaines de suppressions de postes de professeurs d’EPS en LP et à l’impossibilité d’assurer la formation des jeunes telle que prévue dans les programmes.

Le SNEP-FSU, organisation très majoritairement représentative des enseignants d’EPS en LP, n’a pas été associé, malgré ses demandes répétées, aux discussions préalables, réservées aux organisations ayant signé le protocole final sur les bacs professionnels en trois ans.

L’EPS n’est pas la seule discipline touchée par des réductions d’horaires, de plus les références hebdomadaires disparaissent, l’autonomie des établissements est mise en avant pour organiser comme ils l’entendent les enseignements sur les 3 ans, les ateliers de pratique disparaissent, …

Le projet de texte a été présenté ce matin 3 décembre à la commission spécialisée préparatoire au CSE, sans envoi préalable d’un quelconque document à ses membres (craignait-on des retombées sur les organisations complaisantes, lors des élections professionnelles d’hier ?).

Le SNEP FSU exige, avec les organisations non signataires du protocole, le report de l’examen du texte au CSE, assorti de l’ouverture d’une réelle négociation avec toutes les organisations.
Il alerte immédiatement les enseignants d’EPS et débattra avec eux des formes de la mobilisation à engager pour le maintien des horaires d’EPS en bac pro. à 3h, en lien avec l’action unitaire nécessaire sur l’ensemble de la grille horaire.

Horaires LP : qui négocie ? Ils négocient quoi ?

Par deux fois, le SNEP s’est adressé au ministère pour demander où en était l’élaboration des grilles horaires des nouvelles formations en trois ans aux baccalauréats professionnels. Nous avons rappelé notre exigence d’un horaire minimal de 3 heures hebdomadaires.
Nous n’avons pas eu de réponse et avons compris pourquoi, en Conseil Supérieur de l’Education, le 27 novembre. Le représentant de la DGESCO nous a appris qu’une négociation était en cours, …mais seulement avec les signataires du protocole sur le bac pro 3 ans. Nous avons, avec le SNUEP et d’autres, refusé de signer ce protocole qui entérine une réforme que nous contestons, notamment parce qu’elle va rendre plus difficile l’accès au bac pro pour les élèves en difficulté à la fin de la troisième, en réduisant d’un an la formation et parce qu’elle aboutit à la suppression de la formation au BEP.
Serge Chabrol, SG SNEP, est intervenu au CSE pour dénoncer une situation où ce sont des syndicats très minoritaires dans notre secteur, l’un n’y ayant même aucune représentativité (SGEN, SNALC et SNETAA) qui sont en train de débattre des horaires d’EPS en bac pro.

C’est là un nouvel exemple de la conception bien particulière qu’à ce gouvernement du dialogue social.

Curieuse conception des relations intersyndicales
Le SNEP a multiplié les propositions, tout au long du processus d’écriture des nouveaux programmes voie professionnelle. Bon nombre ont d’ailleurs été prises en compte (cf compte rendu du CSE).
Soucieux du débat public et de la clarté, nous avons rendu publiques nos propositions et notamment avons diffusé à l’ensemble des participants à la CSL (commission spécialisée des lycées) chargée de préparer le CSE (conseil supérieur de l’éducation), un document faisant état de nos remarques et de nos demandes d’amendements sur le projet proposé.
Le SNEP a d’ailleurs été la seule organisation à faire des propositions d’amélioration du texte lors de cette CSL.
Nous avons appris que le SGEN-CFDT était intervenu entre la CSL et le CSE auprès de l’IG-EPS pour contester la quasi-totalité de nos propositions, mais il n’a pas cru bon de nous adresser ses remarques.
C’est seulement parce qu’à l’issue du CSE, Serge Chabrol, qui représentait le SNEP a dit au représentant du SGEN qu’il trouvait la démarche incorrecte (pas la contestation de nos propositions, mais l’absence d’information du SNEP sur les désaccords) que le SGEN nous a envoyé ses remarques, après le CSE !

Programmes voie professionnelle :
Le SNEP propose et obtient des améliorations du texte.

Programme officieux voie professionnelle, tel qu’il a été négocié au CSE du 27/11/08 (le CSE étant uniquement consultatif, ce texte peut encore bouger sur décision ministérielle, ce qui serait surprenant compte tenu des usages sur les programmes).

Pour un lycée de la réussite de tous :
les syndicats de la FSU lancent les états généraux des lycées.

Communiqué de Presse
Réforme de la voie professionnelle :
X. Darcos doit tenir compte du refus du CSE.

Le Conseil Supérieur de l’Education s’est réuni ce jeudi 23 octobre pour examiner quatre projets de décrets qui entérinent la généralisation du bac pro en trois ans dans le cadre de la réforme de la voie professionnelle.
L’un de ces décrets affiche le maintien d’un cycle de deux ans pour préparer un diplôme de niveau V mais il ne s’agirait en fait que d’une préparation au CAP.
Le BEP, qui reste un diplôme de niveau V inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, ne serait plus qu’une certification intermédiaire délivrée en cours de  cursus de préparation au bac pro en trois ans sur la base d’épreuves évaluées en CCF. Les enseignants devraient donc concevoir des épreuves en cours de formation… dans le cadre d’une formation en deux ans qui n’existerait plus en tant que telle !
En supprimant ces formations, le ministère prend la lourde responsabilité d’augmenter le nombre de sorties sans qualification. Quand ils ne pourront pas préparer le CAP, faute de places en nombre suffisant, les élèves les plus fragiles à la sortie du collège devront se tourner soit vers l’Apprentissage, soit choisir par défaut la voie du bac pro en trois ans qu’ils risquent d’abandonner en cours de route face aux difficultés.
Par ailleurs, ces textes réorganisent la voie professionnelle à l’aveugle car les horaires et les contenus du bac pro en trois ans ne sont toujours pas définis par Arrêté.
Ils consacrent la suppression du BEP alors que ce diplôme permettait jusqu’ici à de très nombreux élèves en difficulté d’accéder à un premier niveau de qualification et de reprendre confiance avant de s’engager vers le baccalauréat.
C’est pour toutes ces raisons que ces projets de décrets ont été majoritairement  rejetés par le CSE.
Le SNES, le SNEP, le SNUEP demandent solennellement au ministre de l’éducation nationale de tenir compte  de ce rejet, de renoncer à la généralisation du bac pro en trois ans et de maintenir la formation au BEP en deux ans.

Communiqué commun SNES SNEP : 20 octobre 2008
Lycées : un premier résultat de nos pressions !

Le SNES et le SNEP considèrent que la manifestation unitaire pour l’éducation du 19 a été un incontestable succès, auquel leurs organisations respectives ont très largement contribué. Elle montre l’ampleur de la contestation d'une politique qui tourne le dos à la nécessité d’assurer la réussite de tous les jeunes et qui se concrétise à la fois par des réformes décidées dans la précipitation et sans concertation réelle, réorientant fondamentalement le système éducatif vers une baisse de la qualité de la formation et par des suppressions massives d'emplois.
Le SNES et le SNEP demandent au gouvernement d’entendre les exigences des personnels et des usagers du service public d’éducation ainsi que les contre propositions portées par les syndicats représentatifs, sur l’ensemble des dossiers.
Le soir-même du 19, Valérie Pécresse et Xavier Darcos, tout en jouant la provocation en parlant de manifestation « injustifiée et décalée » et en traitant les 47 organisations appelantes et les manifestants de « clan du statu quo », étaient contraints de prendre en compte certaines revendications. C’est ainsi que le ministre de l’éducation, qui jusqu’alors refusait d’envisager d’aller au-delà de 27h de cours hebdomadaires dans la future classe de seconde, annonçait un horaire de 30 heures et réintégrait les sciences expérimentales dans les enseignements obligatoires. C’est là indubitablement un résultat des luttes et des pressions exercées.
Cette première annonce n’en reste pas moins trop partielle et inscrite dans « le lycée modulaire » auquel le SNES et le SNEP restent opposés. Ces derniers renouvellent l’ensemble de leurs demandes et en particulier celles concernant les séries technologiques et le baccalauréat. Ils seront très attentifs à la déclinaison concrète en termes d’horaires disciplinaires et de contenus, de choix des élèves et de maintien de certaines disciplines qui restent menacées par le projet en l’état, et en particulier les SES, les langues anciennes, les enseignements artistiques et les enseignements technologiques.
Par ailleurs, le ministre a réaffirmé que les postes en lycée seraient maintenus pour 2009-2010, le SNES et le SNEP jugeront lors des opérations de préparation de rentrée 2009 ! Cette déclaration ne rend pas pour autant acceptables les 13 500 suppressions prévues à l’EN ! Le SNES et le SNEP resteront vigilants et actifs pour que la réforme du lycée ne se traduise pas, à terme, par une diminution du nombre de postes.
Le SNES et le SNEP considèrent indispensable de poursuivre l’action revendicative, sous des formes qu’ils décideront dans les jours à venir. Ceci avec nos partenaires, en ayant le souci du débat public et de l’échange avec la population sur les réformes nécessaires et les moyens indispensables au système éducatif, pour assurer mieux qu’aujourd’hui l’amélioration de la formation et l’élévation des qualifications de tous les jeunes.

Les programmes LP : les réactions et propositions du SNEP

  • Courrier du SNEP à la Degesco et à l'IG, le 29 juillet 2008
  • Consultation nationale sur les projets de programmes des enseignements généraux de la voie professionnelle (site eduscol)

    "Dans le cadre de la rénovation de la voie professionnelle, des projets de programmes pour l'enseignement général ont été élaborés. L'ensemble de ces projets est mis en consultation dans les académies du 14 avril 2008 au 9 juin 2008.
    L'organisation de cette consultation des enseignants est confiée aux recteurs.
    Parallèlement au dispositif mis en place dans votre académie par les IEN, vous pouvez également envoyer votre contribution."

    Pour consulter le projet de programme EPS BAC PRO sur le site eduscol (en téléchargement PDF) avec possibilité de contribuer à l'enquête

    Voie professionnelle publique :Une réforme contraire à l’intérêt des élèves et du service public
    Une note du ministre de l’éducation nationale aux recteurs d’académie le 29 octobre 2007 annonce la généralisation des bac pro et par conséquence la suppression programmée et progressive des BEP dès la rentrée 2008...

    Réforme lycées professionnels
    le rapport Prat (bilan des Bac Pro en 3 ans en septambre 2005) (105 Ko)

    Les initiatives dans les académies

    Le SNUEP-FSU ne signe pas le protocole

    Une réforme contraire à l’intérêt des élèves et du service public

     

    Enquête sur le fonctionnement de l'EPS - Rentrée 2006

    Le SNEP souhaite accroître sa connaissance du fonctionnement de l'EPS dans les Lycées et LP.
    Ainsi, nous sollicitons votre aide pour à la fois relayer l'information qui nous manque et pour assurer l'interface entre l'établissement et les militants du SNEP Rouen. 
    Il s'agit avant tout de constituer un outil efficace de propositions et de défense de notre profession et de la discipline EPS.